
L’âme fidèle cherche Celui qu’elle aime,
et dans la nuit du tombeau, elle pleure encore,
car elle ne sait pas que déjà la Vie a fleuri.
Le Christ s’est levé en silence,
non dans le tumulte des foules,
mais dans le secret de Dieu,
là où l’amour accomplit
ce que nul regard ne pouvait attendre.
Pourquoi cherches-tu parmi les morts
Celui qui est vivant ?
Pourquoi ton cœur demeure-t-il dans l’ombre,
alors que la lumière s’est levée sans bruit ?
C’est au-dedans que le Seigneur ressuscite,
c’est dans le jardin de l’âme qu’il se montre,
comme à Marie Madeleine en pleurs,
lorsqu’elle reconnut la voix qui l’appelait par son nom.
Heureuse l’âme qui veille et qui écoute,
car elle entendra ce murmure plus doux que le vent :
“Ne crains pas, je suis vivant, et je vis en toi.”
Alors la pierre est roulée,
non du tombeau seulement,
mais du cœur endurci ;
et ce qui était fermé s’ouvre à la grâce.
La résurrection n’est pas seulement un jour,
elle est un passage, une naissance secrète,
où l’homme ancien s’efface
et où l’homme nouveau se lève dans la clarté.
Aime donc, et tu verras ;
crois, et tu comprendras ;
laisse-toi trouver par Celui que tu cherches,
et ta nuit deviendra lumière.
Car le Christ n’est pas loin de celui qui désire,
ni absent de celui qui aime :
il est déjà là, vivant et présent,
attendant seulement que ton cœur s’éveille.
texte inspiré de Saint Bernard de Clairvaux